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La notion du « séparatisme tibétain » n’est pas inhérente aux Tibétains : un écrivain tibétain discute avec Zhu Weiqun

Source : China Tibet Online

mardi 9 juin 2015


Temps : 09.06.2015, 14:16 Source : China Tibet Online

Note de l’éditeur : Récemment, le directeur du Comité national des ethnies et religions de la CCPPC Zhu Weiqun et le président de l’Association des écrivains de la province du Sichuan Alai, auteur de la fiction historique « Zhandui », ont tenu un dialogue sur le « séparatisme tibétain » et sur les tendances des travaux visant les minorités ethniques de la Chine.

Alai affirme qu’en fait, les Tibétains par le passé ne pensaient pas au soi-disant « séparatisme tibétain », ce n’est que dans les temps modernes, avec l’invasion du Tibet par les Britanniques, les élites tibétaines ont constaté une importante baisse de la force de la dynastie Qing, l’empêchant de protéger avec force le Tibet comme ce fut le cas lors de la période moyenne de la dynastie Qing (AD 1644-1911).   La conscience de certaines personnes a lentement commencé à changer, certains ont formulé des demandes politiques qui consistaient à quitter la Chine, et par l’entreprise des forces religieuses — en particulier par l’expansion des forces de l’école Gelugpa, ont propagé cet appel aux autres régions tibétaines. Il s’agit également de l’influence du mouvement pour l’indépendance de l’Inde britannique autour de la Première Guerre mondiale. Lors de la période républicaine (AD 1912-1949), la Chine était constamment en guerre civile, et en plus de l’invasion japonaise, le gouvernement central, en plus de ne cesser de réaffirmer nominalement sa souveraineté sur le Tibet par des déclarations sur la scène internationale, il lui était difficile de restreindre sensiblement le gouvernement local du Tibet, renforçant ainsi la notion du « séparatisme tibétain ». Et le concept occidental moderne de « Une nation, un pays » a donné une seconde vie moderne au « séparatisme tibétain ».

Alai considère qu’il existe de grandes différences entre le concept de la « nation » entre la Chine et l’Occident. Depuis les temps anciens, les groupes ethniques de la Chine sont fluides, on observe entre eux à la fois une différence mutuelle et un processus constant de mélange et d’intégration. Historiquement, les frontières entre les nationalités en Chine sont vagues, et la flexibilité implicite dans cette ambiguïté rend possible la possibilité d’un carrefour d’intermédiation. Ainsi, plus l’on souligne les différences entre les groupes ethniques, plus il est difficile de former une conscience et une reconnaissance nationale.

Alai a également mentionné que l’autonomie régionale ethnique et les politiques pertinentes sur les nationalités mises en œuvre depuis l’établissement de la Nouvelle Chine, globalement, ont été couronnées de succès et ont accompli beaucoup. Mais depuis un demi-siècle, de grands changements se sont produits dans le contexte national et international, et dans l’idéologie liée à la culture des nationalités. Il est venu le temps de lancer une réflexion modérée et d’améliorer une partie des politiques des nationalités.

Au sujet du point de vue d’Alai, Zhu Weiqun a déclaré qu’il faut d’abord admettre que le phénomène des nationalités en Chine est une réalité objective ; mais il faut également souligner que toutes les nationalités de Chine ont toujours été dans un processus de mélange mutuel. Du point de vue de l’origine des nationalités de Chine, aucune nation n’est purement formée que d’un seul ingrédient, le processus de développement et d’évolution de chaque nation survient par l’entremise de diverses formes de mélanges, de mariages mixtes, de migration, dans lesquelles les nations à la fois conservent leurs caractéristiques propres et absorbent et accueillent constamment les éléments des autres nations. Il a souligné que l’orientation des politiques des nationalités doit s’efforcer d’aller plus loin dans la direction des contacts, des échanges et des mélanges, renforçant la communauté et la cohérence de la nation chinoise.

Face à la théorie occidentale des « nations et des États », Zhu Weiqun a déclaré qu’en fait, les pays occidentaux eux-mêmes ne pratiquent pas vraiment le principe de « Une nation, un État ». Si la mise en œuvre était réelle, aujourd’hui, la plupart des pays occidentaux devraient également être démantelés. Aujourd’hui, cette théorie est principalement dirigée contre la Chine, c’est-à-dire d’utiliser la situation multiethnique de la Chine et les « questions ethniques » comme une voie d’entrée pour tenter ainsi de diviser la Chine à l’aide des notions de « théorie » et de « justice ».


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