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Alexandra David-Néel trahie, falsifiée, abusée ?

L’exploratrice franco-belge était-elle une amie du bouddhisme tibétain et du Tibet « libre » des dalaï-lamas ?

mardi 20 mai 2014

Albert Ettinger est un professeur honoraire luxembourgeois. Il est l’auteur d’une monumentale étude de la question tibétaine, à paraître prochainement aux éditions Zambon de Francfort, sous le titre “Freies Tibet ?” (“Tibet libre ?”) Albert Ettinger préfère écrire en allemand, mais il maîtrise aussi parfaitement le français : à preuve, l’article ci-dessous.

Exploratrice, orientaliste, féministe, adepte du « bouddhisme authentique », auteure d’un grand nombre d’ouvrages sur l’Asie, surtout sur le Tibet et le bouddhisme tibétain, Alexandra David-Néel a été honorée par différentes institutions françaises et internationales, et ses œuvres lues par des millions de lecteurs de par le monde. Ses admirateurs l’ont appelée le « Sven Hedin français ». Le 14e dalaï-lama en personne l’a honorée de sa visite, à deux reprises, dans sa maison de Digne, dans les Alpes de Haute-Provence…

Sans doute le « Dieu vivant » a-t-il ainsi voulu se montrer reconnaissant envers une femme qui a largement contribué, par son œuvre, à faire connaître le Tibet et, en même temps, à propager son mythe : celui d’une terre de mystère et de légende, d’un pays peuplé de « mystiques et de magiciens » dotés parfois de pouvoirs surhumains.

Quiconque s’occupe plus en profondeur de David-Néel découvrira un personnage à facettes multiples, non exempt de contradictions. Nul doute qu’elle fut une voyageuse infatigable, une aventurière, une observatrice subtile et impartiale. Nul doute aussi qu’elle fut dotée de facultés intellectuelles et d’une liberté d’esprit hors du commun qui la firent sortir des sentiers battus, y compris dans le sens figuré de l’expression. De son temps, une femme ne voyageait pas, en tout cas pas seule, sans son mari, dans des pays lointains à peine explorés, et qui plus est, de sa propre initiative. De son temps, l’Européenne moyenne s’occupait des enfants et de la cuisine, et, si elle ressentait des besoins d’ordre spirituel ou intellectuel, elle se consacrait au catéchisme ou, mieux, aux saintes écritures judéo-chrétiennes, aux belles-lettres et aux beaux-arts. Nul doute, enfin, qu’elle connaissait bien l’Asie en général, les régions de l’ouest chinois et les pourtours himalayens en particulier, et qu’elle s’était familiarisée avec la pensée et les doctrines bouddhistes.

D’un autre côté, on a parfois l’impression d’une femme cultivant un certain penchant « mystique », et même passablement lunaire sur les bords. À noter ses liens et contacts avec les milieux théosophiques, adeptes d’un courant ésotérique donc, qui fut très à la mode au début du 20e siècle.

De nos jours, une fondation qui porte son nom prétend « poursuivre et diffuser l’œuvre d’Alexandra David-Néel ». Elle a été créée le 31 juillet 1977, après la mort de l’exploratrice. Ses principaux objectifs sont, selon son site web officiel, de « venir en aide aux enfants et réfugiés tibétains », d’organiser « des journées culturelles illustrant les différents aspects de la tradition tibétaine » et de « dispenser des enseignements du Bouddhisme par des maîtres tibétains confirmés ».

Ces objectifs semblent déjà indiquer que la fondation est beaucoup plus orientée vers le lamaïsme que vers le bouddhisme « authentique » comme Alexandra David-Néel l’entendait et l’appréciait. On n’a qu’à relire ses commentaires au sujet de certaines croyances tibétaines, par exemple de la réincarnation (des tulkous), pour mesurer le fossé qui sépare son bouddhisme de celui des lamas. Et cela vaut encore plus pour le rôle temporel, politique du 13e dalaï-lama.

Par ailleurs, les sympathies de la fondation qui prétend poursuivre l’œuvre de David-Néel semblent aller beaucoup plus vers l’exil tibétain et son dalaï-lama que vers les Tibétains de Chine. Pourtant, 97% des Tibétains du monde vivent bien en Chine...

Au vu des choix faits par la même fondation en attribuant par exemple, en 1990, son « prix Alexandra David-Néel » à un pamphlet intitulé Tibet mort ou vif, on a la certitude qu’elle n’est en rien fidèle à la grande dame dont elle porte (ou a usurpé) le nom. Le livre en question, concocté par le journaliste Pierre-Antoine Donnet, prend fait et cause pour les éléments les plus extrémistes du « gouvernement en exil » qui vont jusqu’à appeler au terrorisme aveugle contre la population civile chinoise. « Nous devons faire couler le sang », ainsi laisse-t-il s’exprimer, sans prendre la moindre distance, le frère cadet du dalaï-lama, Tenzin Choegyal.

Serait-ce là poursuivre l’œuvre d’Alexandra David-Néel ?

Voyons un peu plus en détail comment celle dont la fondation a accaparé le nom jugeait l’ancien Tibet, le pays dirigé par le 13e dalaï-lama, ainsi que sa culture et sa religion.

Commençons par le « bouddhisme des lamas » que David-Néel qualifie plus d’une fois de « dégénéré » (1) par rapport au bouddhisme primitif. En adoptant cette religion, « les Thibétains n’ont pu se décider à bannir » les « dieux et les démons autochtones », déplore-t-elle. Et elle se voit obligée de constater que la « mythologie » et les « rites » des lamas « sont fort éloignés du véritable bouddhisme ». Cela ne préoccupait pourtant pas trop les lamas : « Cependant les lettrés thibétains, même les plus incrédules, s’en font les défenseurs, prétendant que (…) le lamaïsme convient à leur pays et au niveau intellectuel de ses masses. » (2)

L’exploratrice n’avait pas non plus une opinion très flatteuse des moines tibétains et de leurs fidèles. Elle décrit les moines des « plus grands monastères » comme étant une « foule malodorante et dépenaillée parmi laquelle ressortent singulièrement les costumes somptueux, aux vestes en drap d’or, portés par les grands-lamas ». (3) Les pires d’entre eux étaient les moines-soldats ou moines-policiers : « Ces policiers, dénommés dobdobs, (…) se recrutent parmi les athlétiques rodomonts illettrés, à mentalité de soudards, que la volonté paternelle a introduits comme bambins dans la cité monastique, alors que leur place eût plutôt été à la caserne. Braves, avec l’insouciante témérité des brutes, toujours en quête de querelles et de mauvais coups à faire, ces drôles truculents ont la saveur des ruffians du moyen âge. L’uniforme qu’ils se sont donné est, en général, la saleté. » (4)

Elle décrit ainsi « le temple appelé Djo Khang » à Lhassa et les « nombreux sacristains drapés en des toges grenat sombre » qui y « pullulent » : Ceux-là guettent les pèlerins « qui paraissent les plus riches, les plus dévots ou les plus naïfs, ceux de qui il semble qu’une gratification sérieuse puisse être espérée », et se précipitent, armés de « reliques » et « d’eau bénite », sur tout « pieux benêt » qui pourrait offrir « une gratification sérieuse » à « ces ingénieux coquins ». Et de poursuivre : « 

Je me croyais presque revenue dans la Rome occidentale, et entendre ses bedauds (sic !) loquaces. » (5) Sa critique et son scepticisme incluent le dalaï-lama de l’époque, ainsi qu’elle l’exprime dans une des lettres à son mari, où elle fait sienne la conclusion « qu’il n’y a pas plus d’espoir à placer dans la papauté asiatique que dans celle de Rome. » (6)

Et sur le plan politique ? Quel était le jugement qu’elle portait sur ce que Monsieur Donnet appelle « l’invasion chinoise » ? Les commentaires politiques d’Alexandra David-Néel ne sont pas faits non plus pour plaire à ceux qui plaident pour un « Tibet indépendant » à l’image de celui du 13e dalaï-lama. En juillet 1912, elle augure que les « puissances » (coloniales) « ont la main » dans le « grabuge » qui règne en Chine et constate : « L’Angleterre est en train de prendre tout doucement le Tibet. (…) La défaite des Chinois au Tibet sert ses plans. » (7) Dans un article paru dans le Mercure de France, elle appelle (en 1920) « l’indépendance » du Tibet (c’est elle qui met les guillemets !) un « euphémisme diplomatique signifiant que ce pays deviendra une prolongation de l’Inde sous le contrôle de l’Angleterre. » (8) Dans la logique de cette analyse, elle refusa de qualifier le rétablissement du contrôle chinois sur le Tibet d’agression ou d’invasion : « Qu’est-il arrivé au Tibet ? », demande-t-elle au début des années 1950 pour donner la réponse : « - Rien qui ne s’y soit passé maintes fois au cours de son histoire. Ne disons pas occupation du Tibet ; l’expression convenable est : réoccupation. Depuis des siècles, l’histoire du Tibet est intimement liée à celle de la Chine. » Et au sujet des soldats de l’Armée Populaire de Libération, elle fait la remarque suivante : « Pas un coup de feu n’a été tiré contre eux pendant leur marche à travers les campagnes et bourgades tibétaines et, souvent, ils ont été accueillis avec joie. Les étrangers qui s’apitoyaient sur le sort des populations victimes d’une odieuse agression étaient bien mal informés. » (9)

En parlant d’un village tibétain du nom de Tashi Tsé, qui veut dire (ô ironie !) « sommet prospère », elle décrit la « détresse » des serfs, provenant des corvées « auxquelles étaient soumis tous les paysans du Tibet », des « impôts à payer en nature » et des « emprunts et dettes » qui s’en suivaient. Des serfs qui avaient tenté de s’enfuir « avaient été arrachés à leur nouveau foyer et ramenés à Tashi Tsé pour être bâtonnés », leurs familles, « frères, oncles, cousins avaient été fustigés et contraints de payer des amendes. » Ainsi, ceux « qui avaient songé à les imiter » n’osaient plus et sombraient dans la misère et le désespoir.

Et David-Néel de poursuivre : « Certains regardaient du côté de la Chine : ‘Nous n’étions pas si mal traités quand les Chinois étaient les maîtres’, me disaient-ils. ‘reviendront-ils ?… Peut-être... Mais quand ? Nous pouvons être morts avant ce temps...’ »

Mais attention ! Ce passage, je l’ai d’abord trouvé dans la traduction allemande du Voyage d’une Parisienne à Lhassa. (10) Dans l’édition française (page 171), on n’en trouve plus aucune trace ! Il a manifestement été sucré par la maison d’édition de l’œuvre la plus connue de l’auteure. Que cela se soit passé à l’initiative de David-Néel, on peut en douter.

Le passage en question, je l’ai finalement retrouvé dans une autre publication de David-Néel en langue française, ce qui m’a permis de citer ces phrases sans avoir à les retraduire dans la langue de Molière. Cette fois-ci, il y manque pourtant toujours un alinéa qui, dans la version allemande du Voyage d’une Parisienne à Lhassa, suit celui que je viens de citer. Je traduis : « Ainsi parlent les femmes le soir, dans leur misérable hutte, quand elles font cuire leur soupe sur un feu dérisoire.

De leurs yeux rougis à force de pleurer, elles regardent langoureusement dans la nuit où se dresse une chaîne de montagne après l’autre, les séparant du pays vers lequel les troupes de Lhassa ont refoulé leurs anciens protecteurs. » (11)

En faisant une comparaison plus poussée de l’édition française du Voyage d’une Parisienne à Lhassa avec l’édition en langue allemande, j’ai constaté, à ma surprise, que très souvent les deux textes ne concordent pas. On dit bien que « traduire, c’est trahir ! », et on connaît depuis belle lurette les problèmes relatifs au passage d’une langue à une autre.

Alors, s’agit-il de différences qui découlent du simple fait que le texte a été traduit ? Ou y a-t-il eu censure, autocensure ou même falsification ?

En aucun cas, les difficultés liées à la traduction ne peuvent expliquer des différences telles que l’omission de passages entiers. C’est pourtant bien de ça qu’il s’agit : dans le livre de poche français, des passages contenus dans la version allemande ‒ parfois des pages entières remplies la plupart du temps de réflexions critiques ou d’observations pertinentes ‒ ont disparu. Il s’agirait pourtant, selon l’éditeur, du « texte intégral », dont la Librairie Plon détient le copyright depuis 1927.

Voyons cela de près, avec quelques exemples supplémentaires :

Déjà dans l’introduction à l’édition française, impossible de trouver le portrait très positif du panchen-lama que David-Néel dresse dans l’édition allemande. Le panchen ou tachi-lama est traditionnellement le souverain de Shigatse (Jigatsé), deuxième ville du Tibet et siège du fameux monastère de Tashilumpo. Dans la doctrine lamaïste, le panchen erdeni, comme on l’appelle aussi, occupe même une place supérieure à celle du dalaï-lama (d’un point de vue purement religieux). En décembre 1923, le panchen-lama de l’époque, qui ne soutenait pas le projet séparatiste du 13e dalaï-lama et s’opposait aux ingérences de l’Empire britannique, s’est vu forcé de quitter le Tibet et de se réfugier en territoire sous contrôle chinois, craignant d’être assassiné par son confrère. Dans l’édition allemande du Voyage d’une Parisienne à Lhassa, David-Néel écrit dans un long commentaire : « Le tachi-lama est un homme érudit, éclairé et libéral. Par des gens qui ne savent absolument rien de lui, il a été décrit comme étant un moine arriéré et superstitieux, ennemi des étrangers et de toute forme de progrès à l’occidentale. Cela est tout à fait faux ! Il se pourrait bien, en revanche, qu’il n’affectionne pas trop une certaine nation et qu’il trouve humiliante la dépendance dans laquelle la Grande- Bretagne tient son pays. Mais personne ne peut lui reprocher le fait qu’il aime sa patrie ni, à plus forte raison, qu’il adopte une attitude pacifiste conforme au bouddhisme et qu’il n’approuve pas que les villageois les plus démunis de son pays soient forcés de payer des impôts de plus en plus exorbitants pour entretenir une armée ridicule qui ne sert, en fin de compte, que les intérêts de ceux-là mêmes qui s’emparent de leur pays. » (12)

Les pages 108-109 du Voyage d’une Parisienne à Lhassa privent le lecteur francophone à nouveau de tout un passage (plus de trente lignes dans l’édition allemande) sur l’armée du 13e, sur les mensonges officiels au sujet de ses effectifs et sur les tendances à l’exagération propres aux Tibétains et à leurs saintes écritures. David-Néel écrit en effet dans cette édition allemande : « Je trouvai suspects les effectifs élevés dont parla mon hôte. Il y a deux ans, dans le Kham, j’étais frappée par différents récits qui m’indiquaient un nombre très élevé de soldats déployés à la nouvelle frontière entre le Tibet et la Chine. On ne cessait de me parler de trois cents soldats stationnés dans tel et tel endroit, et le fait que ce même nombre fut répété encore et encore me frappa. Ce genre de récurrence se trouve couramment dans les écritures saintes de l’Orient, et le nombre élevé ne désigne en réalité qu’une multitude indéterminée.

Ainsi, certains livres parlaient de 500 serviteurs, de 500 chars, de 500 moutons, bref, de 500 de n’importe quoi. Dans la littérature ultérieure, ces modestes 500 se muaient en 5.000 ou 8.000 pour se gonfler encore et atteindre en fin de compte les 80.000 des manuels du bouddhisme mahayana ; ce qui n’a pas empêché les braves traducteurs tibétains d’ajouter encore quelques exagérations de leur propre chef. » L’auteure raconte qu’en vérifiant sur place, au lieu des prétendus 300 soldats, elle n’en trouva que dix ou douze, et que les autres (sur un total ne dépassant jamais les 50 à 100) étaient des paysans qui pouvaient être armés de fusils et envoyés au combat en cas d’urgence. Tout le monde avait cependant reçu l’ordre formel « de parler de fortes concentrations de troupes aux postes frontières ! » Et David-Néel de commenter : « Les nouvelles autorités ne semblaient pas beaucoup se fier aux nouveaux sujets qu’ils venaient de ‘libérer’ de la domination chinoise. C’est pourquoi le gouvernement équipait les réservistes tout au plus de vieux fusils tibétains ou chinois. Quand je leur en demandais la raison, les gens souriaient : « Ceux de Lhassa ne veulent pas que nous soyons en mesure de défier leurs gens à eux », disaient-ils, « ils savent parfaitement ce que beaucoup d’entre nous aimeraient faire ! » (13)

Aux pages 196 et 197, tout un long passage sur le brigandage et l’attitude bienveillante des lamas vis-à-vis de ce phénomène très répandu dans l’ancien Tibet a été supprimé, de même qu’une description des misérables demeures tibétaines qui n’avaient, pour la plupart, ni fenêtre ni cheminée. À la page 243, une réflexion de David-Néel sur la crédulité humaine a été éliminée ; la page 259 prive le lecteur de la remarque suivante sur le bourg de Daching que je retraduis de l’allemand : « Dans n’importe quel autre pays, une localité comme Daching, dotée d’une situation géographique aussi avantageuse, serait devenue un important centre économique. De nombreuses voies y convergent, et il aurait seulement fallu les rendre carrossables ou du moins praticables pour des mulets. Mais au Tibet, qui se soucierait de pareille chose ? Donc, Daching est resté un hameau. » Et ainsi de suite.

Le Voyage d’une Parisienne à Lhassa a été traduit en allemand, avant 1928 déjà (la première édition allemande porte cette date), par une certaine Ada Ditzen (qui doit avoir des liens familiaux avec l’écrivain allemand Hans Fallada dont le vrai nom de famille était Ditzen). On peut être sûr qu’elle n’a ni pu ni voulu modifier le texte, en y ajoutant de son propre chef, des passages entiers. Mais elle l’a peut-être traduit à partir de l’édition anglaise, parue en 1927, qui devrait comporter alors tous les passages que je n’ai pu trouver dans l’édition française. Je n’ai pas encore pu vérifier cela, et ce n’est pas ce que l’éditeur allemand indique.

Avis aux amateurs pour une recherche plus poussée. En tout cas, le caractère des omissions dans l’édition française pourrait donner lieu au soupçon qu’il ait pu y avoir une volonté de censure pour motifs idéologiques et politiques. La Librairie Plon avait à juste titre la réputation d’être une maison d’édition catholique et conservatrice (avec des auteurs et collaborateurs comme Paul Bourget, Abel Hermant, Julien Green ou Gabriel Marcel).

1) Journal de voyage, 1er décembre 1912, p. 227

2) Voyage d’une Parisienne à Lhassa, p. 321

3) Mystiques et magiciens du Tibet, p. 99-100

4) ibid., p. 113

5) Voyage d’une Parisienne à Lhassa, p. 339 et 340

6) Journal de voyage, 24 juin 1912, p.172

7) Journal de voyage, 27 juillet 1912, p. 187

8) En Asie la question du Tibet, dans : Grand Tibet et vaste Chine, p. 1116

9) Le vieux Tibet face à la Chine nouvelle, dans : Grand Tibet et vaste Chine, pp. 964, 1036

10) David-Néel, Mein Weg durch Himmel und Höllen. Das Abenteuer meines Lebens, Frankfurt, 1986

11) Mein Weg..., p. 153

12) ibid., pp. 38-39

13) ibid., p. 115

Je me réfère aux éditions suivantes des œuvres d’Alexandra David-Néel :

Grand Tibet et Vaste Chine. Récits et Aventures, Paris, Plon (omnibus)

Journal de voyage. Lettres à son mari (11 août 1904 - 26 décembre 1917), Paris, Librairie Plon, 1975 (pocket)

Mein Weg durch Himmel und Höllen. Das Abenteuer meines Lebens.

Aus dem Französischen von Ada Ditzen, Frankfurt, Fischer, 1986

Mystiques et magiciens du Tibet, Paris, Librairie Plon, 1929

Voyage d’une Parisienne à Lhassa. À pied et en mendiant de la Chine à l’Inde à travers le Thibet , Paris, Librairie Plon, 1927 (nouvelle édition de novembre 2004, dont le texte est identique à l’édition de 1950, qui contient en plus 28 photographies hors texte et une carte).


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